Jul 17 2010
Nouvelle expérience: Le canyonning
Bon, déjà, à J+1, j’aime autant vous dire que je suis moulue de courbatures. Principalement les bras, les muscles autour des clavicules et le cou. Les jambes ont plus de résistance à la fatigue.
Sinon, revenons au début du pourquoi du comment.
Plantons le tableau : Tignes, 2100m d’altitude, une fraîcheur plus que la bienvenue (on a 25° en moyenne en plein après midi), un lac superbe, des sommets encore enneigé plus haut, et une foultitude d’activité proposée. Certaines gratuites (on y reviendra un autre jour), et d’autres non.
Dans la présentation qui nous est faite de ces dernières, deux retiennent mon attention : L’escalade et le canyonning. Mais comme on ne peut pas tout faire (question d’argent oblige), je décide de laisser tomber l’escalade. Pour la simple raison que j’en ai déjà fait en milieu naturel (et dans les Alpes en plus) par le passé. Ok, c’était y’a…euh…pfiou…12ans, mais j’en ai déjà fait.
Et puis un beau jour, je vais au bureau d’inscription pour réserver une place. On me propose le vendredi matin à 8h45. J’accepte, je paye (59€ matériel inclus) et repart avec mon papier de réservation. On est à J-3.
Ce n’est que le lendemain que je commence à cogiter. Et là, je commence à me dire que je suis une grande tarée.
Je me renseigne sur la société en question et le parcours : saut de 2 à 4m. Rappel jusqu’à 20m. Gasp.
Le jeudi soir, on se couche tôt, le lever se fera vers 6h30. Je passe la nuit à rêver de fin du monde (où je préfère m’endormir en respirant des arômes de café à l’érable…Allez comprendre), de seconde guerre mondiale qui commence pendant que j’assiste à un cours de maths au Japon ou encore de trahison par mon frère et mon premier amour sur fond de querelles politiques…
On se prépare, on descend de la montagne à cheval…euh non en voiture. Jusqu’au lieu de rendez vous au bord de l’Isère.
Là, on est accueilli par mes guides : Juan (le papa) et Lucas, le fiston plutôt mignon :p J’apprends qu’on est un groupe de douze.
On enfile les chaussettes, chaussures, combi de plongée (sans capuche) et on file en camionnette jusqu’au canyon…des eaux rousses
On fait connaissance aussi avec les autres participants. Au final, on a : Deux belges, deux nordistes, 4 normands et 3 anglais.
Le premier obstacle : marcher jusqu’en haut du canyon. Avec le casque de sécurité sur la tête, et la veste de plongée sous le bras. Pas évident quand il faut monter des échelles et suivre des chemins pas plat, pas droit et hyper escarpé en bord de canyon. On fait une trotte comme ça. Et puis, on arrive enfin au pied d’une cascade qui marque le début de la descente. Et ben même en combi, je peux vous dire que ça caille v_v
Et on commence très fort : Descente en rappel dans une cascade. La pression de l’eau est impressionnante et la roche glisse énormément. Mais comme pendant la majeure partie du trajet, je vais me mettre en première position.
C’était super chouette. Vraiment.
Pendant les deux heures de descente, on a fait des trucs vraiment sympa dont voici les points d’orgue :
- Sauts : En tout 3 sauts majeurs. Un à deux mètres de haut (mais votre tête est à 4. C’est plus impressionnant tout de suite). Puis ils nous ont fait remonté pour sauter à 4m (donc si vous suivez, votre tête est à 6m) sachant que le rocher n’était pas droit et que donc il fallait donner une impulsion suffisante pour arriver dans l’eau. Et un autre à 4m entre des rochers. Il fallait donc bien viser entre :p
- Rappel : Deux descentes. Une dans une cascade et une le long d’une paroi avec quelques passages moins évidents à négocier. C’était intéressant.
- Spéléo : On a dû passer sous une cascade en rampant puis continuer afin de passer sous un énorme bloc de roche. Fallait pas être claustro.
- Passage sous l’eau : A certains endroits, des cordes étaient passées sous l’eau sous des rochers afin de nous permettre de passer là. Franchement, rien à voir avec juste mettre la tête sous l’eau. Le boucan des cascades et leur force obligeait à vraiment tirer sur la corde pour avancer. Et inutile de dire qu’on y voit rien
Dit comme ça, je sais pas si ça parait facile ou pas. Je dis pas que c’était “omg trop trop difficile”. Mais ça n’empêche que ce fut une expérience très intéressante et que si l’occasion se représente à l’avenir…Et bien je le referais. On a vraiment l’impression d’accomplir un petit exploit personnel.
Pour les curieux, voici le site des gars qui nous on emmenait. J’étais sur le parcours Initiation.


















